Publié le mercredi 28 janvier 2009

Budget Flaherty (Y sont où les caves d'la De-DROITE qui ont voté pour les Con-Conservateurs ? )

28 01 2009

2 articles

1er article :

Budget Flaherty : « Pas à la hauteur de la crise appréhendée », Amir Khadir

Le 27 janvier 2009

Montréal, le 27 janvier – Québec solidaire estime que le budget présenté par le ministre des Finances fédéral Jim Flaherty n’est pas à la hauteur de la crise appréhendée et rate la cible en s’adressant avant tout aux entreprises.

« Ce gouvernement trouve les moyens d’allonger 75 milliards de dollars en aide aux banques, 4 milliards de dollars sans condition à l’industrie automobile ontarienne, en plus de réduire les impôts des entreprises, mais n’a presque rien à offrir aux travailleurs et travailleuses qui subiront de plein fouet les effets de la crise.

« Nous aurions souhaité par exemple que le gouvernement bonifie sérieusement le programme d’assurance-emploi. Le gouvernement aurait pu augmenter le taux de prestation et s’attaquer à cette aberration qui fait en sorte qu’à l’heure actuelle, seulement 46.1% des cotisants sont admissibles à l’assurance-emploi », a indiqué le député de Mercier Amir Khadir.

Cliquez ici pour lire la suite

O=O=O=O=O=O=O=O

2ème article :

Budget fédéral - Sauver le passé !

Jean-Robert Sansfaçon
Éditorial - Le Devoir
mercredi 28 janvier 2009

S’il apparaît évident que le budget présenté hier par le ministre Jim Flaherty est à l’opposé des intentions manifestées dans son énoncé économique du mois dernier, une autre évidence saute aux yeux, c’est que l’Ontario sort grand gagnant d’un exercice qui risque de ne mener nulle part.

Quel revirement spectaculaire ! C’est donc largement pour éviter de perdre le pouvoir que M. Harper et son ministre des Finances ont présenté un feu d’artifice de mesures dont le coût total atteindra au moins 18 milliards cette année et 15,5 milliards l’an prochain. En ajoutant le manque à gagner causé par la baisse des recettes fiscales, le déficit devrait atteindre 34 milliards en 2009 et 30 milliards en 2010. Pas mal pour un budget que l’on nous promettait équilibré !

Le programme majeur de ce budget, réclamé par tous, est évidemment celui des infrastructures, auxquelles Ottawa consacrera 12 milliards, qui s’ajouteront à ce que les provinces ont déjà annoncé. Autres dépenses de programme importantes, mentionnons l’aide au logement social, à l’agriculture, à l’industrie touristique et à l’exploration minière.

Pour les chômeurs, on ne bonifiera pas les conditions d’admissibilité, comme le réclamait le monde syndical, mais on prolongera de cinq semaines la période de prestations. On augmentera aussi de façon importante le budget alloué au recyclage de la main d’oeuvre.

Cliquez ici pour lire la suite

O=O=O=O=O=O=O=O

Cliquez ici si vous désirez visiter le blogue Les Archives de Sergio de Rosemont




Comment lutter contre une récession d’une telle ampleur ?

28 01 2009

Crise économique

Comment lutter contre une récession d’une telle ampleur ?


mardi 27 janvier 2009, par Chloé Matte Gagné

Les médias suivent d’heure en heure les cours boursiers, tout le monde en discute, certaines personnes retardent leur retraite, d’autres commencent, à ressentir les effets de la crise. On parle de catastrophe dans le secteur de la forêt et dans celui du porc. Les fermetures d’usines font les manchettes comme Bowater à Donnacona, les ralentissements de production aussi comme Prévost Car. Le chantier maritime de Lévis vit encore des incertitudes suite aux difficultés financières de son client.

La crise économique est devenue une réalité ici aussi au Québec. Et les inquiétudes sont nombreuses. Comment lutter contre une récession d’une telle ampleur ?

Certains écologistes tentent d’avancer des solutions comme l’agriculture bio, l’économie sociale, la réinsertion sociale, l’habitation écologique, le transport en commun, la voiture électrique, les produits du terroir, le développement des coopératives. Tout cela dans le but de créer une société nouvelle basée sur une économie plus localiste.

D’autres militants plus altermondialistes comme Jean-Pierre Harribey, président d’Attac France, apportent comme solutions à la crise, dans son vidéo du 11 novembre 2008 sur la crise économique, les 7 éléments suivants :

Cliquez ici pour lire la suite

O=O=O=O=O=O=O=O

D'autres articles sur le même thème :

La crise

Crise financière ou crise systémique ?


mardi 27 janvier 2009, par Samir Amin

« Je crois que de nouvelles configurations des rapports de force sociaux imposant au capital à s’ajuster, lui, aux revendications des classes populaires et des peuples, est possible. A condition que les luttes sociales, encore fragmentées et sur la défensive dans l’ensemble, parviennent à se cristalliser dans une alternative politique cohérente. (...) La question politique centrale aujourd’hui est donc de savoir si les victimes sociales du système en place deviendront capables de se constituer en alternative positive indépendant, radicale et cohérente. »

1. Questions de méthode

L’effondrement financier de Septembre 2008 amorce le développement d’une crise systémique majeure.

Pour comprendre la nature de cette crise, des enjeux et à partir de là imaginer les contours possibles des différents systèmes alternatifs qui émergeront progressivement des réponses que leur donneront les forces dominantes en place, les États et les classes dirigeantes, comme les travailleurs et les peuples dominés, il est nécessaire d’aller au-delà de l’analyse du déroulement de la crise financière à proprement parler. Mais il ne suffit pas non plus de juxtaposer cette dernière analyse et celle d’autres crises en particulier : (i) la crise de l’accumulation dans l’économie productive réelle ; (ii) la crise énergétique, concernant a) l’épuisement des ressources fossiles, b) les conséquences de la croissance associée au modèle d’utilisation de cette énergie (effets possibles sur le climat inclus), c) les conséquences des politiques de substitution mises en œuvre (agro-carburants) ; (iii) la crise des sociétés paysannes soumises à une destruction accélérée et la crise de l’agro-alimentaire qui lui est associée. Il est nécessaire d’intégrer toutes les dimensions de cette crise systémique majeure dans une analyse holistique intégrée.

J’amorcerai le débat sur cette question par une série de propositions concernant les caractéristiques majeures nouvelles du capitalisme contemporain. Deux transformations majeures se sont produites progressivement au cours des dernières décennies. Bien qu’il s’agisse d’évolutions amorcées depuis longtemps, je dirai que le changement en quantité s’est transformé en saut qualitatif.

Cliquez ici pour lire la suite

O=O=O=O=O=O=O=O

La souveraineté alimentaire, un objectif politique

mardi 20 janvier 2009, par Esther Vivas

De nos jours, le droit d’accès à la terre, à l’eau, aux semences, et autres, n’est pas garanti pour les paysans modestes. La libéralisation agricole et commerciale mène à la pauvreté une immense partie de la population vivant de l’agriculture, alors que cette même population devrait être chargée d’assurer l’alimentation de la population, tant à niveau local que régional. La globalisation néolibérale, dans sa trajectoire pour privatiser tous les domaines de la vie, s’attaque également à l’agriculture et aux ressources naturelles. Aujourd’hui, revendiquer le droit des peuples à la souveraineté alimentaire est devenu une nécessité urgente.

Le concept de souveraineté alimentaire a été introduit pour la première fois à Rome en 1996 par le mouvement international Via Campesina, à l’occasion du Sommet Mondial de l’Alimentation de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, la FAO. La souveraineté alimentaire se définit comme le droit des communautés et des peuples à décider de leurs politiques agricoles et alimentaires, à protéger et à réguler la production et le commerce agricole intérieur dans l’objectif de garantir la sécurité alimentaire, et ce dans la perspective d’un développement durable.

Atteindre cette souveraineté requiert une stratégie qui rompt avec les politiques agricoles néolibérales imposées par l’Organisation Mondiale du Commerce, par la Banque Mondiale et par le Fond Monétaire International. Ces derniers, soutenus par le système capitaliste dominant, favorisent un modèle de production agricole et alimentaire totalement insoutenable.

Cliquez ici pour lire la suite